Elections européennes : à J-14 l’abstention fait la course en tête
Par Matthieu Chaigne
25 mai 2009 •
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A quinze jours des élections européennes, l’encéphalogramme demeure désespérément plat : l’abstention, habituel vainqueur de ce scrutin, tutoie encore une fois les sommets. 54% des Français interrogés par l’institut CSA pour Le Parisien (édition du 24 mai), déclarent vouloir s’abstenir dimanche 7 juin. Un score inquiétant qui ne doit pas masquer d’autres enseignements majeurs.
Les grognards du Président ne désertent pas
Malgré un très léger décrochage, constaté par l’institut CSA, l’UMP continue à faire la course en tête, avec 26% d’intentions de vote. Ce résultat démontre d’abord la justesse de la stratégie Présidentielle, qui a maintenu coûte que coûte le credo des réformes. Jugé parfois sourd aux demandes de l’opinion qui souhaitait une inflexion plus sociale dans un contexte de crise, mis à mal par des conflits éreintants dans l’université ou les hôpitaux, le parti de Nicolas Sarkozy dispose encore d’un socle solide d’irréductibles sympathisants qui lui sont gré d’avoir maintenu le cap. Selon CSA, 82% des sympathisants de droite souhaitent en effet voter pour la liste UMP. Un signal faible et potentiellement inquiétant émerge néanmoins. Les derniers sondages font état d’un léger effritement parmi le noyau dur de soutiens : mi-mai, 73% des électeurs ayant voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 souhaitaient voter pour les listes UMP. Ils n’étaient plus que 63% selon le sondage CSA du 24 mai.
Des souverainistes qui ne décollent pas
La bonne tenue de la liste UMP réside par ailleurs dans le score faible du FN. Le parti de Jean-Marie Le Pen stagne autour des 7%, soit 3 points de moins que son score de 2004. Le FN, gangréné par une énième dissension interne, n’a pas réussi à tirer parti de la crise pour se relancer après l’échec de la présidentielle.
Enfin, l’UMP bénéficie du score relativement faible des listes souverainistes. Crédité de 6% des voix, le parti de Philippe de Villiers ne parvient pas à décoller malgré une liste commune avec le CPNT. L’agenda médiatique n’est pas porteur pour le leader souverainiste incapable de faire entendre sa vision européenne alternative. Ce parti ne parvient pas non plus à mobiliser les électeurs nonistes au référendum de 2005, qui constituent pourtant un vivier important. Seuls 36% des électeurs ayant voté non au référendum de 2005 se déclarent intéressés par cette élection contre 63% des citoyens ayant voté oui, selon un sondage Opinion Way du 19 mai.
Un bloc de gauche sans leadership
Le sondage CSA du 24 mai crédite le PS de 21%, soit un point de moins que la vague précédente. Le parti de Martine Aubry souffre d’abord d’une dispersion des voix. Seuls 52% des sympathisants de gauche souhaitent voter pour la liste PS. En cause notamment, une stratégie frontale contre le Président Sarkozy qui ne paye pas. Le parti socialiste a misé tout le début de sa campagne sur le vote sanction. Mais si le diagnostic – donner un portée nationale à des élections qui paraissent si lointaines, transformer un vote sans enjeu en exutoire – n’est pas infondé, cette stratégie fait in fine le jeu de liste plus radicales, qui incarnent bien mieux l’opposition radicale. Ainsi, le NPA de Besancenot et le Front de Gauche réalisent en cumulé un score honorable 11 %, soit trois points de plus que le résultat de 2004.
Les verts se mettent au bleu ?
Or, cet anti-sarkozysme ne permet pas non plus d’attirer une frange plus impliquée et europhile, davantage séduite par la liste Europe Ecologie. Ainsi, 58% des électeurs d’Europe Ecologie jugent que l’enjeu principal de ces élections n’est pas d’exprimer son opinion sur l’action du président de la République. Par ailleurs, 70% d’entre eux veulent avant tout voter pour des enjeux européens. Ils se retrouvent logiquement dans la ligne du parti écologique de Daniel Cohn-Bendit, député européen convaincu, qui recueille 10 % des suffrages. Une tendance qui bénéficie aussi au MoDem. Ce parti, avec un dernier pointage à 14% selon CSA, demeure le troisième parti de France, sans toutefois rééditer la performance de l’élection présidentielle de 2007.
Au final, dans cette dernière ligne droite d’une course qui n’a en réalité jamais vraiment commencé, seule une cristallisation autour d’un thème simple, mobilisateur et ancré dans la vie quotidienne des Français permettrait d’éviter une victoire éclatante de l’abstention. On en viendrait presque à regretter le plombier polonais.







les écarts entre UMP et PS (4 à 6pts) , et PS et Modem (7 à 12pts) sont relativement proches des résultats des présidentielles
(tous baisse donc)
l’écologie (si on ajoute les scores de Bové et Voynet) en 2007 , passe de 3 à 10 (voir plus ?) (et pourrait même dépasser le centrisme… en comblant l’écart de 2007)
les autres stagnent ou progressent légèrement…
et le FN chute
Regardez la convergence des votes socialistes et ump représentés pour l’UE par PSE et PPE… 97 % de textes votés dans le meme sens !!!
Le vote pour les européennes se traduit par le partage des voix entre eurosceptiques et europhiles… C’est cela qui est intéressant…
Qui va voter pour un parti pro traité de lisbonne en ayant voté non au référendum de 2005 ?
Qui va voter pour Nicolas Sarkozy qui s’annonçant contre l’entrée de la turquie en a ouvert deux chapitres alors qu’il était président de l’UE ?
Qui va voter pour un PS qui critique l’UMP mais le rejoint sur la majorité des votes européens ?
Bref, vaste débat sans grand intérêt !
je me propose d etre le chef de file des des absentionistes
mon programme
m en mettre plein les poches (les miennes)
ne rien faire
et laisser la situation pourrir
vous me direz ou est la diffence avec les autres politiciens? puisque c est deja ce qu ils font?
mais c’est que moi j’ai l honete de le dire!
C’est très amusant de voir que l’Union Européenne n’intéresse que les élites et qu’elle reste un bouc émissaire pour les ceux qui se plaignent… Je trouve toujours bizarre que l’on parle d’un sujet qui n’intéresse personne..laissons les politiques décider sans le peuple et avançons pour une fois.
à Canardo :
« Laissons les politiques décider sans le peuple et avançons pour une fois »…
N’est-ce pas déjà ce quils font ? cf traité de Lisbonne ?
Ah mais moi je compte bien voter… parce que ça m’intéresse (et accessoirement parce que c’est ma première élection ) ! et à propos, je constate autour de moi une tendance amusante : le premier scrutin après la majorité, il est rare qu’on ne vote pas… même s’il faut recourir à une procuration.
Mais, dans le fond, je suis assez d’accord avec d’accord avec Charles C. : le débat est entre eurosceptiques et europhiles… mais, cependant, il ne limite pas à cela : c’est aussi un débat entre plusieurs visions de l’Europe : une Europe comme vaste espace économique solidaire, ou une Europe qui appelle toujours plus d’intégration, c’est-à-dire toujours plus de compétences décidées par l’UE et non plus par les Etats, pour en arriver à une Europe fédérale ?
Là aussi est la question… sur laquelle les gens sont en fait, à part les spécialistes, assez mal renseignés : je crois en particulier que la majorité de la population ignore à peu près complètement ce que décide le traité de Lisbonne (on me rétorquera que je prends mon cas pour une généralité ; je n’ai à répondre que le fait que je ne vois pas pourquoi un citoyen lambda en saurait plus que moi qui suis une citoyenne lambda !)…
Les problèmes sont là, en fait et en général dans divers sujets : le manque de pédagogie… qui touche beaucoup plus largement qu’on ne croit !
à Edel…
Il est évident à mes yeux que les termes « eurosceptiques » et « europhiles » se rattachent à la notion « euro »péenne telle que voulue par l’UE, et non à l’entité europe (géographique et culturelle)… les eurosceptiques sont donc bien souvent partisans d’une union en europe, mais pas celle qui est en place !
Je vous invite à lire le cauchemar du PPE :
Berlusconi lance une OPA (offre politique d’achat) sur le Parlement Européen.
La droite populiste de Berlusconi ( chef du gouvernement italien ) et Fini ( actuel Président du Parlement italien ) est en train de se préparer à jouer un rôle majeur dans la vie parlementaire du Parlement Européen après les élections du 7 juin 2009.Nous avons invité à nous donner son avis le Président du groupe politique fédéraliste européen Alliance Etats Unis d’Europe,Claudio d’Alelio,qui depuis 1996 s’oppose à la dérive populiste que l’Italie, in primis,et l’Europe,depuis quelques années,sont en train de prendre au détriment des travailleurs,des étudiants et des intellectuels européens.
de Marc Schmidt
M.S . Président d’Alelio, est-il possible de voir dans le nouveau PE, malgré nous,la naissance imminente d’une politique populiste identique à celle qui ravage les fondements de la démocratie parlementaire en Italie, en ce moment ?
C.d’A. Avec consternation, je dois vous répondre oui.
Vous comprendrez,Monsieur Schmidt, que la décision prise,à notre grand regret,par le parti de gauche italien PD (Partito Democratico) de ne pas siéger ,après le 7 juin 2009, dans le groupe de gauche du PSE (Parti Socialiste Européen)au PE et de créer un nouveau groupe parlementaire ( avec qui et avec quelle programme politique est ,à ce jour, un mystère) permettra au groupe politique de centre-droite du PPE (Parti Populaire Européen) d’avoir une majorité écrasante dans l’hémicycle européen.
M.S. Dans ce cas , où et comment Berlusconi et Fini interviendront-ils ?
C.d’A. Les deux leaders du parti populiste italien PDL (Popolo della Libertà) auront probablement apporté dans le PPE le nombre le plus important d’ élus aux élections du 7 juin 2009,car le PDL , a contrario des autres partis des pays de l’Union Européenne qui composent le PPE, ont la main mise sur l’électorat italien,grâce à la faiblesse actuelle de la gauche italienne.
De surcroît,les mauvais résultats que la gauche espagnole,la gauche anglaise et en partie la gauche française risquent d’afficher le 7 juin 2009 et, nec plus ultra , la défection du PD italien du groupe PSE au PE permettront à Berlusconi et Fini d’imposer au PPE une politique moins axée sur les valeurs humanistes et européistes mais plus axée sur les valeurs ultralibéralistes et populistes.
M.S. Estimez-vous, Président d’Alelio, que les partis membres du PPE accepteront la ligne politique de Berlusconi-Fini ?
C.d’A. Depuis 15 ans, le PPE tolère la présence de Berlusconi dans son groupe;en 2007, le Président belge du PPE,Monsieur Maertens,avait dit clairement que ,même si sollicité à plusieurs reprises par Berlusconi,le PPE n’aurait jamais accepté Fini et les députés de son parti AN Alleanza Nazionale (ancien parti fasciste MSI) dans la famille du Parti Populaire Européen à cause de leur passé politique sulfureux.
M.S. Donc Fini et les futurs eurodéputés de son parti ne pourront pas siéger avec leurs alliés berlusconiens dans le PPE au Parlement Européen?
C.d’A. Bien au contraire , ils pourront siéger dans le PPE,car le parti de Fini (AN Alleanza Nazionale)a fusionné avec le parti de Berlusconi (Forza Italia) début 2009; le nouveau parti,reconnu par le PPE,s’appelle pour le moment Popolo della Libertà . Je dis pour le moment,car l’intention de Berlusconi et Fini est celle d’appeler leur parti in fine PPE …
M.S. Si je comprends bien , vous voulez dire,Mr. d’Alelio,que non seulement les anciens fascistes du MSI de Fini siégeront dans le PPE après les élections du 7 juin 2009 mais, de surcroît ,Berlusconi et Fini veulent à terme s’approprier du nom du PPE en vidant ainsi de sa substance politique le plus important groupe des partis modérés du centre en Europe ?
C.d’A. C’est bien cela,Mr. Schmidt, et je suis navré de constater que si nous,la gauche progressiste et autres courants de gauche,nous ne nous fédérons pas au plus tôt au niveau européen, les populistes entraveront notre chemin d’évolution sociale et culturelle de façon telle que nous risquerons,à terme, la paralysie politique et, avec elle, l’asphyxie des démocraties en Europe.
Moi je n irai pas aux urnes ns sommes de plus en plus pauvre pendant que les GROS S ENGRAISSENT de plus en plus eux profitent de la crise sur le dos des pauvres ils en ont jamais assez ceux la plus qu on n a plus qu on n en veux vs n avez pas honte envers des plus pauvres Mtn on n as compris fo pas ns prendre pour des cons
Faudrai pete partager le boulot votre pognon au lieu d aller a l etranger le camoufle c est grace a la france ke vs gagne des sous bande de radin les milliardaires les gros se remplissent les poches sur le dos des malheureux a koi ca sert de voté c est de plus en plus dur je defenderai pas leur fauteuil ca assez duré ce cinema
Avec leurs robinet et leurs toilettes en or et leur residence par millions d euros c est une honte vs devez pas avoir une bonne conscience pendant qu il y en a ki dorment ds la rue et ca va la messe se faire pardonner
Pas d’accord ! Faut pas faire des mélanges : les ceux qui se font faire des robinets en or, ils sont rares en France (cherchez plutôt de l’autre côté de l’Atlantique, sur la côte Ouest de l’Amérique, au Nord du Mexique)… et en tous cas s’ils vont à la messe, ils feraient mieux de mettre un peu d’ordre dans leur vie (la pauvreté évangélique leur manque, dirait-on…) D’ailleurs, ils ne respectent pas du tout le message de l’Eglise qui soutient l’action pour les pauvres, et n’aime pas du tout du tout la richesse égoïste.
Houlalala… Beaux dérapages dans les derniers commentaires !!!
C’est la lutteuhh finaleuhhhh…