Décryptage politique
Sarkozy et l’opinion : un président assez banal ?
Par Mayeul l'Huillier
Au lendemain de sa victoire à l’élection présidentielle, le nouveau président Sarkozy semblait intouchable. Elu lors d’un scrutin qui avait, semblait-il, su réconcilier les Français avec la politique, avec des taux d’abstention jamais vu depuis au moins vingt ans1, le Président de la République s’offrait une popularité digne de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou en atteignant 69% de satisfaction dans la vague d’août 2007 du baromètre Ifop pour le Journal du Dimanche…2
Un des présidents les plus appréciés avant d’être un des plus décevants
Depuis mai 2007 la cote de popularité du Président Sarkozy a fortement baissé, tombant même à 35% un an après son arrivée à l’Elysée. Les six premiers mois de l’année 2008 lui ont fait subir l’une des plus fortes chutes de popularité qu’ait connue l’histoire des sondages d’opinion. L’élan d’espoir indéniable suscité par l’élection présidentielle de 2007 est presque aussi vite retombé, le président Sarkozy ayant beaucoup déçu lors de ses premiers mois aux commandes de l’Etat.
Mais, s’il n’a pas été le président de la Vème République le plus populaire, il n’a pas non plus été le plus décevant : la popularité du président Chirac, lors de son premier mandat en 1995, avait connu une baisse plus spectaculaire et la part de jugements positifs enregistrés dans l’opinion était passée de 59% à 27% à l’occasion des six premiers mois de son mandat, avant qu’elle ne remonte légèrement pour être à 37% un an après son élection.
Aujourd’hui, la cote du président Sarkozy est légèrement remontée. Le baromètre Ifop pour le Journal du Dimanche lui accordait, en janvier 2009, 44% d’opinions positives, soit une baisse de 21 points depuis le début de son mandat. Si toutes les catégories de population ont revu leur jugement à la baisse depuis mai 2007, certaines expriment un mécontentement plus marqué :
- Les sympathisants du Front National (-57 points) sont certainement les plus déçus de la présidence Sarkozy. Ils étaient parmi les plus optimistes en juin 2007, ils sont aujourd’hui les plus circonspects.
- Les 50-64 ans viennent ensuite (-32 points), suivis par les employés (-26 points) et les ouvriers (-24 points).
N’est pas président du pouvoir d’achat qui veut
L’analyse de la dernière vague du Tableau de Bord Ifop Paris Match livre les principales raisons du rejet de Nicolas Sarkozy par ces populations. Les différentes catégories évoquées ci-dessus ont en effet un point commun, elles appartiennent à celles qui considèrent le plus le pouvoir d’achat comme le problème principal en France aujourd’hui : 56% des sympathisants FN l’affirment, tout comme 34% des 50-64 ans, 45% des employés et 34% des ouvriers (contre 30% de l’ensemble des Français). Qu’ils aient cru ou non à la promesse du candidat Sarkozy d’être le président du pouvoir d’achat, ils sont tombés de haut après les premiers mois du nouvel exécutif français.
La hausse du chômage des derniers mois pèse également beaucoup dans le bilan actuel du Président, puisque 45% des ouvriers en font le problème numéro un en France actuellement.
Face à la crise, un président actif mais impuissant
Si l’on excepte cette peur montante du chômage chez les ouvriers, la crise économique semble, de prime abord, plutôt avoir servi la popularité du président de la République. Depuis les plus bas situés entre avril et juin suivant les instituts, la mesure de l’Ifop a repris une partie du terrain perdu, notamment entre octobre et décembre. L’activité de Nicolas Sarkozy et sa volonté de faire avancer l’Union Européenne sur ce dossier lui ont permis de s’offrir une bouffée d’oxygène dans les sondages (+7 points entre septembre et novembre 2008 selon le baromètre Ifop-Journal du Dimanche).
Mais quelques mois après la déferlante qui a ravagé les marchés financiers, malgré cette dépense d’énergie qui semble reconnue par l’opinion, le gouvernement et le Président de la République n’ont pas véritablement convaincu les Français de leur capacité à faire évoluer la situation dans le bon sens. Comme le montre le sondage ViaVoice pour Libération sur la gestion de la crise, les mesures mises en œuvre sont toutes considérées comme inefficaces par les Français, que ce soit dans le soutien aux PME (37% seulement de jugements positifs), la facilitation des prêts bancaires (30%), la lutte contre le chômage (24%), la limitation des délocalisations (20%) et la baisse des prix à la consommation (20%). Ceci laisse à penser que les Français reconnaissent les efforts fournis par Nicolas Sarkozy, mais qu’ils doutent aujourd’hui de son efficacité, et donc de l’impact de ce qu’il fait sur le cours des événements. Ce n’est donc pas tant l’homme qui semble mal jugé sur cet épisode-ci, mais plutôt sa marge de manœuvre et d’action.
Sarkozy au pouvoir : pas bon, mais pas pire que l’opposition
Pourtant, malgré ces mauvais résultats, un constat n’a presque pas évolué depuis 2007 : l’opposition ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir, comme l’affirment 67% des Français dans le Tableau de Bord Ifop Paris Match, ce que même la moitié des sympathisants PS et communistes reconnaissent (seuls respectivement 49% et 50% de ceux-ci jugent l’opposition capable de faire mieux que l’exécutif au pouvoir).
Si l’on pourrait croire vivre une situation nouvelle, un président ayant un rapport nouveau à l’opinion, le président Sarkozy ne s’est, à ce jour, pas distingué de ses prédécesseurs par sa cote de popularité. Pas plus populaire en son début de mandat que l’ont été De Gaulle ou Pompidou, pas plus décevant que Chirac, montrant, comme les anciens présidents, ses limites en termes d’action politique, et c’est peut-être dans sa capacité à perdre la confiance des Français sans pour autant renforcer ses adversaires que Nicolas Sarkozy a trouvé son originalité.
- Avec 83,8% et 84% de participation lors des deux tours de scrutin, l’élection présidentielle a connu le premier tour le plus mobilisateur depuis 1974 et le second tour le plus mobilisateur depuis 1988. [Revenir]
- Seuls le Général de Gaulle a d’ailleurs dépassé ce niveau-là, à 9 reprises, alors que le Président Pompidou a également atteint 69% de satisfaction en novembre 1970 [Revenir]


Bonjour,
on lit fréquemment que nicolas sarkozy a révolutionné la communication politique et notamment l’utilisation de l’image télévisuelle : les résultats de votre article représentent-elles selon vous une infirmation de cette affirmation ?
pensez-vous que le SIG puisse avoir un rôle majeur dans l’évolution de la communication du Président ?
@Caroline
Effectivement Nicolas Sarkozy a la réputation d’avoir révolutionné la communication politique. Pour autant, quand on en évalue les effets dans ses rapports avec l’opinion, cela ne semble pas forcément aussi vrai, si l’on compare l’évolution de sa popularité à celle de ses prédécesseurs. Attention toutefois, on ne peut bien entendu pas savoir ce qui se serait passé si le Président n’avait pas fait évolué la communication présidentielle par rapport à Jacques Chirac et consorts.
@Franck 75
Le SIG (service d’information du gouvernement) a un rôle important dans la coordination de la communication. La nomination de Thierry Saussez, qui est un de ses proches, à la tête de service en avril 2008 a permis au président de reprendre la main sur cette coordination.
La révolution que NS a réalisé dnas la gestion de la com’ présidentielle a surtout rencontré un écueil massif : internet…
On pourrait lier ses décevants résultats d’opinion, au taux de crédibilité des médias traditionnels qui dégringolent aussi…
De plus, NS a communiqué sur son hyperactivité, et sa volonté de tout gérer délaissant l’image de sa vie personnelle… C’est aussi sur celle là qu’il est jugé…
De là à dire que ses sympathisants de 2007 se sont laissés berner et qu’ils ouvrent enfin les yeux… Je ne m’y risquerai pas de peur d’être modérer… Surtout que cela s’appliquerait sans doute à son adversaire du 2ème tour vue la conjoncture politique…
La Lumière va vous révéler la vérité sur les intentions de Nicolas Sarkozy.
RAPPORT VULGARISE D’UN ANCIEN AGENT DU BND ( service fédéral du renseignement allemand) :
Nicolas Sarkozy a crée un mur tout autour de l’Europe. A l’est, en négociant avec la Russie. Au sud, avec la Libye et la Syrie, ainsi qu‘en consolidant ses liens avec l’Egypte. Il est également l’ami indéfectible d’Israël et du Maroc. A l’ouest, il s’est alloué les services du Brésil et la sympathie des Etats-Unis d’Amérique, tout cela à coup de contrats qui sont comme des pactes de non-agression dissimulés. Concernant l’Europe, toute son œuvre politique réside dans le fait de réunir sous la même bannière tous les Etats européens aux côtés des Etats-Unis, et ce dans un but bien précis qui est la guerre contre l’Iran. Voilà pourquoi nous revenons dans l’OTAN.
La Lumière vous dit que Sarkozy veut à la fois renforcer la position française au Moyen-Orient, et son économie, en partageant les ressources naturelles de l’Iran et cela en négociant son pourcentage avec les américains. La durée – et la dureté – de la crise sont un parfait alibi pour inventer une crise d’énergie artificielle, et fondée dans le seul but d’imposer des structures futures d’une gouvernance mondiale.
Et Sarkozy dans son machiavélisme et dans sa mégalomanie lucides, sait parfaitement qu’une guerre contre l’Iran provoquera une guerre civile sur le territoire français, entre les citoyens français et les musulmans. Ce qui légitimera la durée indéterminée de son mandat présidentiel ainsi que la refonte totale des institutions et des lois qui feront en sorte d’établir un système carcéral autant qu’impérialiste, et bien évidemment l’exode forcée de la communauté musulmane.
La Lumière pense que Sarkozy veut pratiquer un anschluss comme jadis le fit Hitler avec l’Autriche, Sarkozy, lui le fera avec la Belgique scindée en deux en récupérant les millions de wallons ainsi que le parlement européen de Bruxelles dont la France se verra conférer la garde pour assurer la sécurité contre les troubles civiles. De cette façon, Sarkozy sera dans l’esprit des européens de plus en plus considéré comme leur ultra président.
C’est alors que Sarkozy organisera de concert avec les américains un attentat gigantesque contre le siège et le parlement de l’OTAN. Sarkozy fera passer le gouvernement iranien comme unique responsable, ce qui provoquera le ralliement de toute l’Europe au côté des Etats-Unis dans la guerre contre l’Iran.
Sarkozy aura alors réussi les Etats-Unis d’Europe.
Sarkozy aura alors réussi là où Hitler a échoué.
La lumière sait tout. La lumière a peur.
SPARTACUS
Je combattrai à vie le feu de l’oppresseur !
Crois-en ma volonté qui n’en fut jamais lâche;
Je sortirai du dos ma plus glorieuse hache,
Celle-là même qui fit tomber plus d’un coeur.
J’irai trancher le cou du terrible empereur,
Je montrerai sa tête au peuple qui la crache,
Puis lui la lancerai pour que toujours il sache
Qu’elle n’a pas été plus grande que les leurs.
Je te promets le sang versé de mercenaires
Qui rougira les eaux de nos vertes rivières
Pour atteindre la Rome et le seuil du Palais.
Et quand ce jour viendra où je l’aurai en face,
Quand il saura sa fin, avant de le tuer,
Je voudrais tant qu’il voit sa tendre populace.
La lumière appelle tous les citoyens à la révolution.
bonjour, pensez-vous que les difficultés actuelles peuvent inciter le Président à rester plus en retrait et laisser ses ministres en première ligne ?
Chers Lecteurs,
Je vous livre à cette réflexion: Imaginez ne fusse qu’un instant que Ségolène Royale soit aujourd’hui présidente de la république! Rien que de l’envisager donne froid dans le dos…
Bonjour,
Vous écrivez
« malgré cette dépense d’énergie qui semble reconnue par l’opinion, le gouvernement et le Président de la République … » , mais là, vous restez dans le marketing politique, dans l’apparence. Qu’avons nous affaire de l’énergie virile de l’un ou l’autre? Pour ma part, je préfère un président mouligasse qui préside et un gouvernement tonique , non pas atone, qui gouverne, un parlement qui fait la loi au lieu de subir celle de son parti …. L’Energie, l’énergie ? L’agitation spectaculaire ne remplacera jamais le pétrole ou les idées, ce serait trop simple. Ecouter la population, ses besoins vitaux , tant de choses que de respect, donner l’exemple , … etc. Est ce donc si difficile ?