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Ségolène Royal, la femme politique la plus détestée de France ?

Par Mayeul l'Huillier

16 octobre 2009 • Imprimer cet article Imprimer cet articleEnvoyer Envoyer

segolene-royalProbablement occupés ailleurs, les médias ont laissé de côté ces dernières temps ce qui doit être considéré comme un véritable événement dans le petit monde des sondeurs politiques et des spécialistes de l’opinion : Ségolène Royal est devenue dans certains baromètres de suivi de l’opinion la personnalité politique recueillant le plus de jugements défavorables derrière Jean-Marie et Marine Le Pen, et devant Philippe de Villiers. Ce résultat est l’aboutissement de la chute progressive de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007.

 

Une cote d’avenir à la progression exemplaire jusqu’en 2007

 

Souvenez-vous. En novembre 2006, à l’occasion des primaires du Parti Socialiste, les militants choisissaient massivement Ségolène Royal comme candidate à l’élection présidentielle de 2007. A l’époque, probablement agacés par l’ascension rapide de la présidente de la région Poitou-Charentes, certains la surnommaient la « Madonne des sondages » et parlaient de « manipulation médiatico-sondagière ». Pourtant l’étude de la cote d’avenir TNS Sofres – Figaro Magazine de l’ancienne ministre de Lionel Jospin met en exergue le caractère exemplaire de sa progression politique : régulière et inarrêtable.

Entre 1997, date de son entrée dans ce baromètre, et 2002, entre 40% et 50% des Français affirmaient chaque mois souhaiter voir la ministre déléguée à l’Enseignement puis à la Famielle jouer un rôle dans la vie politique à l’avenir. A titre de comparaison, Bernard Kouchner, personnalité la mieux notée de la vague d’octobre 2009 de ce classement recueille un score de 45%. Femme jeune et pugnace, elle incarnait ainsi à l’époque les espoirs de beaucoup de Français.

Suite à la victoire de Chirac à la présidentielle de 2002 et au retour aux affaires de la droite, elle disparaît du premier plan du paysage politique. Sa cote d’avenir s’en ressent évidemment : elle retombe en-deça des 40% d’opinions positives, mais arrive à maintenir une présence suffisante et les scores qu’elle recueille, autour de 30-35%, sont l’équivalent de ceux enregistrés ces temps-ci par Martine Aubry ou François Bayrou.

C’est son élection à la tête de la région Poitou-Charentes en mars 2004 qui va lui permettre d’acquérir une nouvelle dimension dans l’opinion. Symbole de la conquête par la gauche de la quasi-totalité des régions françaises, elle est identifiée par les Français comme la femme de l’avenir, et par les sympathisants de gauche comme l’espoir de victoire en vue de l’élection présidentielle. Sa personnalité bien mise en valeur lui permet de progresser dans le coeur de nos concitoyens et d’atteindre une cote d’avenir de 61% en décembre 2006, quand un certain Nicolas Sarkozy n’arrivait pas à dépasser 50%. 

 

Une personnalité qui clive, une popularité qui chute

 

Comme nous l’avons déjà souligné dans un article sur Ségolène Royal, sa défaite à l’élection présidentielle1 n’a pas été suivi d’un réel enthousiasme ou de la construction d’une personnalité d’opposition permettant de croire à un lendemain qui chante, comme les ont connus François Mitterand ou Lionel Jospin. Au contraire, comme le montre l’évolution de la popularité de Ségolène Royal à partir de 2007, s’en est suivi une rapide descente aux enfers.

 

ségolene

La popularité de Ségolène Royal entre 2003 et 2009 d’après le baromètre Ifop Paris Match

 

Grâce à une stratégie d’occupation de l’espace lui permettant de progresser en notoriété, Ségolène Royal a connu une progression de popularité au cours de laquelle la majorité des personnes qui la découvraient semblaient séduite par le personnage. Mais à partir de la fin de l’année 2006, la stratégie ne s’est plus avérée payante. Continuant à être très présente par la campagne électorale, puis par une logique de marquage « à la culotte » du nouveau pouvoir en place et des dirigeants socialistes, la personnalité de l’ancienne Madone a commencé à lasser : après la cruelle déception du résultat du 6 mai 2007, les Français n’ont pas semblé lui pardonner de n’avoir pas su aller jusqu’au bout des espoirs qu’ils avaient placés en elle. A partir de janvier 2007, la proportion de Français ayant un jugement défavorable à son égard n’a cessé d’augmenter.

Aujourd’hui l’ancienne candidate a atteint des niveaux d’antipathie dans la population rarement atteint par des personnalités de la gauche et de la droite parlementaire. Elle a même battu en part de jugements défavorables des hommes politiques réputés pour leur impopularité : pire que Laurent Fabius et Jean-Pierre Raffarin après le vote de 2005 sur la constitution européenne, pire même que les meilleurs scores atteints par Alain Juppé ou Philippe de Villiers, des poids lourds considérés comme quasi imbattables. Devant seuls les Le Pen père et fille gardent encore un peu de distance avec l’ex-candidate socialiste. Rassurez-vous d’ailleurs, ils conservent encore une avance non négligeable.

De l’engouement incroyable de 2006 à l’antipathie de 2009, Ségolène Royal n’est toutefois jamais passée inaperçue. Au contraire sa personnalité clive les opinions. Un sondage TNS Sofres auprès des hommes de 15 ans et plus sur les femmes  »préférées » des Français montre à quel point elle ne laisse pas indifférent : 3ème au classement de la femme au plus fort caractère, 4ème femme la plus intelligente et la plus sérieuse, 5ème femme la plus courageuse, elle est également la première au classement de la moins honnête, 2ème femme la plus froide, 3ème la plus cruelle, 5ème la plus naïve, 6ème la plus peureuse. La personnalité de Ségolène Royal que les Français perçoivent atteint même un sommet de contradiction : elle est à la fois la 3ème femme la plus radine et la 4ème la plus dépensière.

 

Aujourd’hui fortement controversée, l’ex-ministre n’a plus qu’un Désirs d’Avenir mal en point, des soutiens politiques isolés et un mandat de président de région à conserver pour continuer à espérer pouvoir prendre l’Elysée en 2012. S’il est toujours difficile de savoir comment la popularité se convertit en vote dans les urnes, l’impopularité de Ségolène Royal n’est certainement pas un atout, face à des personnalités de gauche qui ne lui laisseront pas la main facilement et une droite qui ne peut que se réjouir de voir s’enfoncer l’ancien meilleur espoir féminin.

 

A la demande de Sitting Bulle, ci-dessous le graphique de popularité de Nicolas Sarkozy issu du même baromètre Ifop Paris Match.

nicolas

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  1. http://www.delitsdopinion.com/1analyses/segolene-royal-dans-lopposition-quel-bilan-45/ [Revenir]


15 commentaires »

  • C’est bien de prendre vos fantasmes pour des réalités.
    Ainsi Ségolène Royal est la femme politique la plus détestée de France?!
    C’est pour cette raison que vous vous focalisez tant sur elle et que vous la présentez comme la femme à abattre?
    Elle est tellement impopulaire que l’UMP a eu du mal à lui trouver un ou une adversaire n Poitou-Charentes.

    Au Congrès de Reims, elle était en tête; elle a gagné les élections contre Aubry dont les amis se sont sentis obligés de tuquer les élections pour la faire gagner.
    A la désigantion des têtes de listes, elle l’a emporté à plus de 80% des suffrages Si elle n’est plus députée, c’est pour la simple raison qu’elle est contre le cumul des mandats et qu’elle a voulu conformer ses actes à ses paroles.
    Rendez vous sur le site des désirs d’Avenir et dans tous les Comités des Désirs d’Avenir et vous verrez si Ségolène Royal est la femme politique la plus détestée de France.
    En 2012, elle renverra Sarkozy à ses chères Etudes.

    Nous nous donnons rendez vous en 2010?

  • « après la cruelle déception du résultat du 6 mai 2007, les Français n’ont pas semblé lui pardonner de n’avoir pas su aller jusqu’au bout des espoirs qu’ils avaient placés en elle. A partir de janvier 2007, la proportion de Français ayant un jugement défavorable à son égard n’a cessé d’augmenter……

    De l’engouement incroyable de 2006 à l’antipathie de 2009, Ségolène Royal n’est toutefois jamais passée inaperçue. Au contraire sa personnalité clive les opinions. Un sondage auprès des hommes de 15 ans et plus sur les femmes » préférées» des Français montre à quel point elle ne laisse pas indifférent : 3ème au classement de la femme au plus fort caractère, 4ème femme la plus intelligente et la plus sérieuse, 5ème femme la plus courageuse, elle est également la première au classement de la moins honnête, 2ème femme la plus froide, 3ème la plus cruelle, 5ème la plus naïve, 6ème la plus peureuse. La personnalité de Ségolène Royal que les Français perçoivent atteint même un sommet de contradiction : elle est à la fois la 3ème femme la plus radine et la 4ème la plus dépensière. »

    Je n’ai jamais rien lu de plus contradictoire et de plus stupide. c’est à gerber!
    Et vous appelez ce ramassis de n’importe quoi une analyse! Pauvre France!

  • Cette analyse est intéressante. La dérivée de l’information est négative. L’opinion est un témoin cruel qui, à l’instar de Clovis, brûle facilement ce qu’elle a adoré et réciproquement. Pourquoi l’opinion a-t-elle lâché Mme Royal ? Est-ce parce que quand elle s’exprime, elle alimente un doute sur sa connaissance des dossiers (voir récemment ses déclarations sur le niveau d’équipement de Poitou-Charente en énergie renouvelable) ? Est-ce parce qu’elle se targue d’être à l’origine de beaucoup de progrès (voir ses déclarations récentes sur le bizutage) et que ça lasse ? Est-ce parce qu’elle joue solo quand le parti devrait chercher l’unité et le regroupement ? N’est-ce pas au fond parce que l’opinion la juge comme le contre-exemple du leader politique : celle qui est incapable de fidéliser autour d’elle une équipe de compétences indiscutables sans quoi tout projet politique est voué à l’échec ? Cette incapacité à attirer et garder des talents – que l’on retrouve chez François Bayrou – et dont la presse se fait largement l’écho cette semaine, interdirait tout avenir politique d’envergure à Mme Royal et réduirait dès maintenant la légitimité de ses prises de parole. Qu’en pensez-vous ?

  • Ça un délit d’opinions ? Un délit de c……….ries oui !

  • A la lecture du titre de votre article et la présence du point d’interogation pouvait induire une uestion se bsant sur une analyse de fond mais malheresement 500 sondages ou enquetes d’opinion ne formeront jamais une étude serieuse malgré ce que la totalité du monde politique et médiatique pense aujourd’hui. Je ne m’attarderais pas sur les contradictions, Elly la fais en détail quand à Maguy son coeur de Royaliste parle avec passion mais aussi avec justesse.

    Pour ma part, je consent parfaitement que Ségolène Royal n’est pas la plus adorée des femmes et homes politiques. Cependant Nicolas Sarkozy ne l’était pas non plus lors de son élection! Pour être élu en France il faut être clivant. On n’a pas besoin de l’adhésion de 90% des Français pour occuper le fauteuil de Président, la moitié des électeurs suffisent. rappelons aussi que Mitterand était considéré comme l’homme de la 4eme et personne n’imaginait un seul instant en qu’il pourrait occuper encore des fonctions sous la 5eme République. Rappelons aussi qu’en 1988, tout le monde pensait qu’il ne pourrait être réélu. En 1994 Chirac ne représentait aucun espoir pour la droite seul Baladur pouvait espérer une victoire face aux socialistes. Eh bien une foi de plus les observateurs toujours enclin à la pseudo-analyse à deux euros se sont encore trompés. Une élection ne se joue pas 2ans à l’avance mais 1 à 2 mois avant l’échéance. le reste c’est de la préparation, de l’attente et surtout beaucoup de stress à lire des immondices comme celui là et comme bien d’autres.

  • C’est quoi cet article oubliant l’essentiel? Si les français ne savent pas faire la part des choses avec l’écran de fumée mis en place par la droite et par certains au PS, (ceux là même qui l’avait pourtant portée au statut de candidate de la présidentielle ) entre Ségolène Royal, et les français, franchement ça craint. Merci, de bien faire une analyse complète des choses avant d’écrire un article Mayeul l’Huillier, car la popularité de Ségolène, je vous l’assure va beaucoup mieux que ce que vous décrivez!

    Vous devriez vous rendre aux réunions qu’elle organise, ça vous donnera une réelle idée, de l’impact de sa popularité.

    En attendant, vivement 2012, et Ségolène Royal.

  • Sondages, sondages parlent toujours et encore ! Il semble que depuis quelque temps les doutes croissent sur leur crédibilité, nous en avons eu une preuve flagrante quant aux sondages commandés par l’Elysée……
    En réponse à cet article, je ne ferai que ce commentaire:
    Si Ségolène Royal est si détestée, descendue si bas dans les sondages, pourquoi les medias, les politiques de gauche comme de droite et notamment N. Sarkozy par l’intermédiaire de ses soldats du feu s’acharnent-ils contre elle ? Il y a là une incohérence flagrante car lorsqu’une personne n’ est plus crédible, est inodore, etc., on ne s’acharne pas contre elle !
    Nous verrons bien en mars 2010, si elle est tombée si bas, beaucoup vont déchanter !

  • Vous allez chercher vos informations dans les poubelles des sondeurs??
    BRAVO !!! Ça s’est de l’info!!
    Surtout, continuez, car on le sait en France les électeurs finissent toujours par aller voir « sous le tapis », quand une personne est trop attaquée.
    Alors oui, CONTINUEZ !!
    Car ils découvriront Mme Royal, la vraie non pas celle que vous voulez leur vendre, mais celle de la politique par la preuve, de l’éthique et de l’exemplarité et j’en passe.

  • En admettant que les sondages d’opinion sur lesquels se base votre article aient une quelconque fiabilité, pourriez-vous mettre en comparaison le graphique de popularité de Ségolène Royal avec celui de Sarkozy ?

  • N’IMPORTE QUOI 24h sur 24 on entend surtout mr SARKOSY s’effondrer et me ROYAL va être élue à 70% dans sa région mieux que mr DOUILLET tout juste élu dans le bastion des riches avec autrement dit la moitié du pourcentage habituel ; la bèrèsina , sondage pipeau !….

  • @Elly
    Effectivement ça s’appelle une analyse. Vous avez le droit d’être d’un avis contradictoire, mais les différents baromètres d’opinion montrent tous que Ségolène Royal est la personnalité qui recueille le plus d’opinions défavorables après Marine et Jean-Marie Le Pen. Les chiffres du sondage TNS Sofres vous paraissent peut-être incongrus, mais ils montrent toutefois la complexité des perceptions des Français au sujet de Ségolène Royal.

    @Alaric III
    Difficile à dire, mais l’opinion ne pardonne jamais vraiment que l’on déçoive ses espoirs, et elle en avait beaucoup placé en Ségolène Royal. Aujourd’hui diffcile de dire pourquoi elle continue de creuser autant sa courbe de popularité, je laisse chacun se faire sa propre opinion en la matière. N’oublions pas toutefois que l’opinion est souvent bien sourde aux bruits de couloirs parisiens.

    @Marloska
    Vous avez tout à fait raison. C’est pour cela que je conclue ainsi mon article. Nicolas Sarkozy a été élu en 2007 alors que 3-4 mois avant l’élection la majorité des Français avaient une opinion négative de lui. Beaucoup de sondeurs lui avaient à ce titre prédit une défaite, affirmant que quelqu’un que la majorité des Français n’apprécie pas ne peut gagner un second tour de présidentielle. Mais ça n’est pas si simple que ça.

    @ A gauche
    Mon article ne dit jamais que Ségolène Royal n’a plus aucun soutien, vous en êtes d’ailleurs la preuve. Malheureusement pour elle, et que vous soyez d’accord ou non, les baromètres de popularité s’accordent tous à dire que dans l’opinion publique, son image s’est nettement dégradée ces derniers temps.

    @Artism, Hortelano, TOTO CGT
    Mon analyse est basée sur des baromètres de popularité dont l’objectivité et la fiabilité sont assez sûres. Certains existent depuis plus de 10 ans, ce qui offre une évolution historique intéressante. A ce titre, ils sont utilisés par tous les politiques comme un outil de travail.

  • @Sitting Bulle
    je vais essayer de vous dégoter ça… En revanche, il n’y a aucun doute sur la fiabilité des sondages utilisés.

  • @Sitting Bulle

    J’ai mis en fin d’article la comparaison demandée. Malgré une hausse de son impopularité depuis 2007, le Président Sarkozy n’a pas connu une dégradation de son image aussi importante que Ségolène Royal.

  • Article interessant et sujet effectivement peu abordé dans les journaux ces temps-ci.

    Seulement cette baisse de « popularité » ne résulte t-elle pas plus du fait que Mme Royale a quelque peu disparu du paysage politique et médiatique français ? N’étant plus à la tête de la gauche mais finalement reléguée à son fief, la personne interrogée n’est-elle pas plus enclin à dire « j’aime pas » pour le principe de donner son avis que dire « j’aime » par conviction ? ll est assez paradoxale que sa cote d’impopularité soit au plus haut tandis que celle traduisant « ne connait pas suffisament » soit au plus bas tandis que pendant ce même laps de temps on entend preque plus parler d’elle directement ou alors de façon caricaturale par l’intermédiaire d’humoristes, journaux satiriques …. En bref, son impopularité ne vient-elle pas du fait que son image est aujourd’hui plus utilisée par ses adversaires et nombreux détracteurs finalement que par elle-même ?
    « Ce résultat est l’aboutissement de la chute progressive de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007″ c’est pas gentil ça !!
    Bon article en tout cas et courage car visiblement à la lecture des autres commentaires il est aujourd’hui difficile d’emettre une opinion sans commettre un délit aux yeux des autres !! ; )

  • Comme cet article l’explique bien, S. Royal est une personnalité clivante. Ne serait-ce pas là aussi une source directe de la chute apparente de sa popularité ?
    En effet, pour faire simple, une personnalité qui clive comme vous dites, qui ne laisse pas indifférent, soit « on aime » soit « on n’aime pas ». Tant qu’ »on aime », tout va bien, mais lorsqu’arrive la déception, vous basculez dans le camp « on n’aime pas ». En revanche, si vous êtes dans le camp « on n’aime pas », il est difficile de devenir convaincu et supporteur, et encore plus même si l’on vient initialement du côté favorable.
    En d’autres termes, la confiance est difficile à gagner, facile à perdre, et encore plus difficile à regagner. Serait-ce encore plus vrai lorsqu’on est une personnalité clivante ?

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