Les « Digital Natives » (15-25 ans), la génération des autochtones du Web
Par Marc-André Allard
Directeur d’études chez Brain Value (Etudes & planning stratégique) - Maître de conférences à Sciences-Po Paris
22 avril 2009 •
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Ils sont nés entre 1985 et 1995, et ont donc aujourd’hui entre 15 et 25 ans. Ils ont un rapport tout à fait spécifique à la société, à la consommation, aux marques, à la politique, aux médias, etc., en grande partie façonné par les technologies numériques. Mark Prensky, enseignant et chercheur américain, les a baptisés les « Digital Natives » (natifs numériques), dans un essai paru en 2001.
Par cette expression, Mark Prensky a cherché à décrire l’avènement, dans le système éducatif américain, d’une nouvelle génération d’élèves et d’étudiants pour lesquels le numérique est un territoire « natif » dont ils seraient les « autochtones ». Leurs aînés seraient, au mieux, des « immigrants numériques », qui ne maîtriseraient les technologies qu’au prix d’un effort d’adaptation bien visible. Cet effort, ou « accent », consisterait par exemple à imprimer un email ou un texte numérique pour en prendre connaissance, plutôt que de le lire et de le commenter à l’écran…
Qui sont les « Digital Natives » ?
Suite aux travaux de Mark Prensky, le terme « Digital Native » a fait son chemin pour décrire de façon plus globale la génération des adolescents (11-18 ans) et des jeunes adultes (18-25 ans) d’aujourd’hui. Comme leurs ainés en leur temps, ils expérimentent les affres et les bonheurs du passage à l’âge adulte : changements physiques et hormonaux, apprentissage de la sociabilité, tiraillements entre besoin de protection et envie d’émancipation…
Mais ces jeunes ont aussi leurs spécificités. Les petits Français ne font pas exception. Ainsi, l’apprentissage des nouvelles technologies démarre très tôt, dès la préadolescence, et se développe particulièrement au collège. Selon TNS Media Intelligence (étude Consojunior 2008), 60% des collégiens français sont sur MSN (la solution de « chat » en ligne la plus populaire), et un tiers d’entre eux ont créé et tiennent à jour un blog. Cela démontre une certaine soif de prise de parole, d’échange et de communication avec ses pairs et ses proches.
Il semble d’ores et déjà acquis que les 11-18 ans passent davantage de temps sur le web que devant la télévision, et que les audiences des grandes chaines françaises s’effritent sur cette cible (durée d’écoute moyenne des chaînes hertziennes en baisse de 5 minutes de 2007 à 2008 selon Aegis Media).
Le corollaire de ces pratiques numériques est le développement d’une culture de l’immédiateté, de l’accessibilité, et de la gratuité. Autant de phénomènes qui représentent un véritable défi pour les industriels (comment faire accepter un produit/service payant, particulièrement dans les univers touchés par le téléchargement illégal ?), les marques (comment s’adresser à une cible aux pratiques médias et aux centres d’intérêt de plus en plus fragmentés ?), mais aussi les politiques (comment intéresser ces jeunes citoyens, futurs électeurs, à la vie de la communauté, alors que la tendance est à l’éclatement en micro-communautés, parfois purement virtuelles ?).
A quoi les reconnaît-on ?
Les nouvelles technologies introduisent ainsi de nouvelles formes de comportements. Mais tout ne se passe pas que dans la tête. La pratique du « texto », des manettes de jeux vidéos, ou encore les écrans tactiles, ont notamment réhabilité la main dans sa fonction d’outil.
Si l’on en croit Sadie Plant (à l’époque chercheuse à l’Université de Warwick, Royaume-Uni), on serait même à l’aube d’une mutation physique de taille. Elle a étudié, pendant six mois, le comportement des enfants et adolescents utilisateurs de téléphones portables à Londres, Pékin, Chicago et Tokyo. Il en ressort que, chez certains de ces adolescents, la forme et l’utilisation des doigts tendraient à se modifier. Ainsi, le pouce remplacerait l’index pour montrer une direction, appuyer sur un bouton de sonnette, etc.
Intéressant comme trait distinctif, non ? Souvenez-vous : à la fin des années 60, Les Envahisseurs se trahissaient par la raideur de leur auriculaire, et la voix-off de la série télé pouvait clamer : « David Vincent les a vus »… Après tout, l’anglais « digital » n’est-il pas dérivé de « digit » (chiffre, nombre), lui-même dérivé de l’habitude de compter sur ses doigts ? Juste retour des choses.
Quand ils auront trente ans en 2025…
Une question taraude cependant tous les départements d’études et de planning stratégique des agences, des annonceurs et des partis politiques : qui seront ces jeunes dans 15 ans ? Quels seront leurs rapports aux médias ? Leurs valeurs, usages, attitudes et attentes vont-ils rester les mêmes (hypothèse faite par les tenants d’un marketing dit « générationnel ») ? Ou bien vont-ils se « normaliser » en se rapprochant des comportements de leurs aînés, à mesure qu’ils entrent dans l’âge adulte ? Et cette soif de participation, d’interaction, de prise de parole, va-t-elle se matérialiser dans un regain d’intérêt pour la politique et se prolonger dans de nouvelles formes d’engagement ?
On avance souvent l’élection de Barack Obama comme cas d’école. Le Pew Research Center, analysant dès le 12 novembre 2008 les chiffres du scrutin, a montré que, si le vote des jeunes adultes n’a pas été décisif dans la victoire de Barack Obama, ceux-ci ont néanmoins voté en masse pour ce dernier (66% des 18-29 ans pour 53% de l’ensemble des électeurs). Plus encore, l’institut rappelle leur rôle primordial dans la campagne du candidat démocrate, à travers notamment l’utilisation des nouveaux outils technologiques, ainsi que, chiffres à l’appui, leur mobilisation et leur participation record au scrutin.
Si l’on en croit cet exemple, qui concerne la tranche d’âge supérieure des « Digital Natives », quelque chose serait en train de changer en profondeur dans la génération des 15-25 ans, pour les quinze ans à venir. Les paris sont désormais ouverts…







Article intéressant, c’est cependant inexact de dire qu’on a « réhabilité la main dans sa fonction d’outil ». Dans nos interactions avec les ordinateurs ou plus largement les systèmes interactifs, la main a toujours été sollicitée, aussi bien pour taper au clavier que pour manipuler la souris.
Ce qui est nouveau, c’est la limitation des actions motrices à un ou deux doigts (pouces ou index) avec les petits dispositifs mobiles, c’est le passage d’un pointeur indirect (la souris) au pointage direct à un doigt ou à plusieurs (système multitactile) avec l’essor actuel de l’approche « tout tactile » (« full tactile »).
Pour le reste, bien sûr que les jeunes natifs numériques vont se normaliser, le minitel ou le gsm (mobile 1G) n’ont pas généré de nouvelles générations de Français.
De plus, il n’est pas prouvé que ce soit les jeunes pré-ados ou ados qui soient les plus addict aux nouvelles technologies. Certes, ils utilisent davantage les texto et consomment plus de musique en ligne que les autres tranches d’âge, mais, à part ça, ce n’est pas l’âge qui est le seul déterminant dans les différences d’usages. Le pouvoir d’achat, le niveau d’éducation, le lieu d’habitation sont d’autres facteurs tout aussi importants.
Je suis d’accord avec vous. Le passage au « full tactile », ou encore l’exemple développé par Sadie Plant, sont des symptômes de changements possibles, et pas des révolutions en eux-mêmes. Mais je les trouve imagés et frappants.
Vous avez également raison sur les facteurs explicatifs de l’addiction aux nouvelles technologies. Mais ces facteurs, qui nous donnent une bonne description des usages et pratiques, et permettent de les quantifier, ne nous en disent pas suffisamment sur d’éventuels changements plus profonds, qui pourraient, eux, être spécifiques aux jeunes.
En revanche, selon moi, la question de la « normalisation » ou pas mérite cependant toujours d’être posée.
D’un côté, il est vrai que les ruptures sont rares. En matière de médias par exemple, tout le monde s’accorde aujourd’hui pour reconnaître que, pour le moment, aucun média n’a « tué » les autres, mais qu’ils cohabitent (presse, puis radio, puis TV, puis Internet, etc.).
D’un autre côté, les tenants du marketing générationnel défendent l’idée que, par-delà les usages et attitudes propres à une classe d’âge, peuvent se former des valeurs qui perdureront à l’âge adulte. Exemple type : la génération de 68 et ses valeurs de liberté, d’émancipation, etc.
Dans le cas des « Digital Natives », vont-ils se « normaliser », ainsi que l’usage qu’il font des nouvelles technologies, ou bien les valeurs qui se développent autour de ces technologies (immédiateté, gratuité, fragmentation…) vont-elles se pérenniser et se diffuser dans notre société, une fois que les « Digital Natives » seront aux commandes ?
Merci beaucoup pour cet article très intéressant
je me demandais s’il existait une forme de culture commune à cette génération : des références culturelles communes (flimographie, biblio, musiques), des codes éthiques en commun ou certaines aspirations communes (universalité, tolérance, respect de l’environnement) ?
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Article très intéressant pour sa dimension à soulever la question essentielle des neo-comportements parmi la cible des « digital natives ». Une question bien souvent « oubliée » par les communiquants qui préfèrent s’en remettre aux traditionnelles recettes publicitaires et toucher du bois en espérant que ça ne changera jamais.
Par contre, tout ce qui touche la description, ne serait-ce partielle, des futures usages ne peut être que spéculation. Personne n’est capable (à part peut-être quelques auteurs de SF) de prévoir les comportements de cette génération dans 4 ans. Déjà qu’on a du mal à anticiper les comportements dans 6 mois (la preuve évidente avec le succès inattendu de Twitter qui a émergé en moins de 1 ans et qui pourrait mourir en quelques mois, ceux qui disent le contraire sont de mauvaise foi).
On pourrait dire que tout va trop vite. Mais c’est l’eco-système digital qui est ainsi fait. A se renouveler sans cesse sans jamais se ressembler. Et à nouvel eco-système, nouvelles façons de travailler sur les populations et les comportements. Certains l’ont compris, d’autres non. On verra qui s’adaptera.
J’ai 55 ans et je lis cet article sur un écran, sans l’imprimer … De même pour mes messages …
Je passe 1 h par jour à lire la « presse » sur le net …
Au besoin je stocke articles et messages directement dans des dossiers sur le disque dur …
J’achète de moins en moins de presse imprimée sauf de temps en temps Marianne …
Je pense que nous sommes nombreux à agir ainsi parmi les plus de 25 ans …
Mon père de 81 ans a son ordinateur dans le salon branché sur le monde avec ADSL
et va y chercher sans cesse de nombreuses informations …
Ma mère de 80 ans se met au commerce en ligne …
Le thème de la jeunesse qui va muter et bousculer la génération précédente est aussi vieux que le monde …
Déjà à l’apparition des premiers jeux vidéo, on pensait que les jeunes joueurs étaint des as en informatique !
Revoir le film War Games (qui date de 1983 donc il y a … 26 ans !), racontant l’histoire d’un lycéen
qui déclenche une alerte nucléaire en voulant pirater des jeux vidéos.
Je pense que les pratiques aussi bien personnelles que professionnelles changent pour tous, bien sûr à des degrés divers suivant l’âge, la profession, le niveau d’études et c’est cette globalité qui me semble intéressante d’étudier.
1983! C’est là, en tout début d’année, que j’ai eu mon premier ordinateur. 1995, ma première connexion Internet.Il y a 10 ans que passe mes commandes par Internet. Arithmétic, vous n’êtes pas seul : j’ai 60 berges. Autodidacte comme il se doit (pas le choix à l’époque), j’ai écrit pas mal de programmes, dont certains pour le boulot. Il doit y en avoir qui tournent encore.
Je connais en revanche beaucoup de jeunes et de vieux qui n’y connaissent encre rien, ou si peu, de nos jours. Cela demande une certaine persévérance, surtout au départ. Est-ce de famille ? Mon arrière-grand-père faisait déjà de la photo, et lisait des bouquins techniques (chimie, électricité) de niveau intéressant pour l’époque, j’en ai profité après lui.
Tout le monde s’adapte, selon son niveau propre. Ce n’est sans doute pas une question d’âge. Voyez nos politiciens : souvent issus de grandes écoles, en informatique on voit bien qu’ils n’y connaissent rien pour la plupart!
Merci pour cet article très intéressant. Lisant les précédents commentaires, je souhaitais juste préciser qu’il ne semble pas, à mon avis, qu’il est mentionné à aucun moment que nos « aînés » ne sont pas capables de se mettre à l’informatique, mais simplement de souligner la faciliter et la rapidité d’appropriation des outils informatiques et du web par les nouvelles générations.
Et justement tout l’intérêt est là : au lieu de créer un clivage générationnel, il serait peut-être plus approprié de raisonner en termes de complémentarité entre l’expérience des anciens et la rapidité (de compréhension et d’appropriation) des plus jeunes. Cela à mon sens réduirait la frustration des uns (qui ne veulent pas qu’on les considère comme dépassés), et les autres (qui allant trop vite doivent aussi prendre le temps du recul).
@ aritmetic, @ babelouest : vos témoignages sont très forts et illustrent parfaitement le fait qu’il n’y a pas besoin d’être natif pour s’adapter aux nouvelles technologies. Il est certain qu’il existe de nombreux et talentueux « immigrants numériques » (pour reprendre l’expression de Mark Prensky) parmi les 25 ans et plus. Comme Maureen le souligne ci-dessus, l’objet n’est pas de dresser un clivage entre générations.
Pour autant, peut-on dire que, parce qu’ils maitrisent les nouvelles technologies, les seniors vont adopter, en plus des usages, les valeurs qui semblent les sous-tendre (immédiateté, gratuité, fragmentation…) ? Probablement pas. Est-ce que, en revanche, ces jeunes qui sont nés et grandissent avec ces valeurs vont en être durablement imprégnés, au point d’en faire les valeurs structurantes de la société une fois parvenus à l’âge adulte ? Peut-être. C’est difficile à prévoir, comme le souligne Cyroul, mais c’est précisément ce qui fait l’intérêt de l’exercice. La réponse à ce questionnement sera déterminante dans la façon que nous aurons de faire de l’économie, de la politique, etc. dans les années à venir (voir les débats passionnés autour de la loi hadopi).
Beaucoup de scénarios sont possibles. Comme Maureen le suggère, peut-être que le rôle des aînés consiste précisément à être des passeurs de valeurs pour les plus jeunes, et d’aider à surmonter certaines difficultés ? Ou peut-être va-t-on vers autre chose encore ?
Enfin, pour répondre à François, il existe en effet une culture et des valeurs communes à la jeune génération. Elle semble s’imprégner très tôt des préoccupations d’écologie ou de santé (alimentation, rapport au corps) par exemple. En revanche, et c’est un élément de complexité supplémentaire dans la tentative de comprendre cette génération, il semblerait que les phénomènes d’immédiateté et de fragmentation des pratiques médias et culturelles viennent contrecarrer l’émergence de grands repères culturels communs. Tout se passe comme si la multiplication des canaux médiatiques, l’individualisation des pratiques, le zapping de la consommation ou encore la socialisation en « tribus » venaient ralentir voire entraver l’émergence et l’identification à des courants artistiques, des icônes fédératrices, des mouvements de mobilisation de masse.
Ce sont ces hypothèses (car il s’agit bien d’hypothèses) qui agitent les réflexions des décideurs marketing, politiques, associatifs, etc. mais aussi des citoyens de toutes les générations.
Les Digital Natives ont je pense, une aptitude et attitude, une envie et un jeu à consommer en simultané plusieurs médias ( cf La télévision se lance dans cette approche : arte, nouveau site tf1…) . Par ailleurs, les Digital Natives en situation de mobilité vont accélérer l’invention de nouveaux usages et services liés au lieu augmenté, au déplacement augmenté. Et dans ce cadre, préfigurer l’augmentation de l’individu relié à ses lieux, ses trajectoires et les amis ou avatars qui s’y (re)trouveront. Et peut-être parlera -t-on de lieux icônes fédérateurs temporaires, éphémères, de « mouvements de mobilisation » de niche ( les « mobs » en seraient un signal faible)… et des courants artistiques dits détournés (le fameux hacking) ou « mashuppés « . Ce qui m’interpelle en tant qu’enfant de la télé qui a fait d’internet son métier, c’est en quoi les Digital Natives marquent un changement d’ère: Internet passe du paradigme de village global (l’internet qui gomme les frontières, gomme les distances, met en réseau des individus qui ne se rencontrent pas « vraiment » mais interagissent « seulement ») au paradigme du village local temporaire ou l’HYPERLIEU , avec l’individu mobile qui interagit avec « la vrai vie alentour » et se met en réseau ici et maintenant , hic & nunc, avec ses pairs, voire met en réseau des lieux entre eux et leur écosystème (réseau social mobile, widgets et technologique de réalité augmentée mobile, advergaming…) qui s’y logue, s’y loge …Vaste terra incognita qui s’ouvre à nous…
Etant moi-même de cette génération des 15-25 ans, si je ne vois pas, peut-être par manque de recul, des valeurs propres au monde des nouvelles technologies, il y a, c’est certain, des usages de bonne conduite qui sont assez généraux, tant sur les blogs que les forums ou dans les textos, mais qui ne sont que l’adaptation de simples notions de politesse élémentaire transposée : on n’écrit pas tout en majuscule, en particulier dans un commentaire, c’est considéré comme des hurlements au milieu d’une conversation, on évite les doubles posts, on évite d’envoyer dix-huit messages là où un suffit… etc.
Contrairement à ce que j’ai entendu dire, la plupart des gens évitent les commentaires de blog et les messages de forum en langage texto sont peu répandus, même chez les jeunes : s’ils sont très bien acceptés pour les textos dont le nombre de caractères est limité, ils sont ailleurs une marque d’irrespect pour le lecteur qui doit décrypter.
Mais on peut en fait, dans cette tranche d’âge, distinguer deux groupes, celui des adolescents (avant 18 ans à peu près), qui en fait apprend progressivement ces règles de vie en « cybersociété », et celui des plus âgés qui maîtrisent à peu près ces règles, peut être en même temps qu’ils maîtrisent la vie en société « pour de vrai ». Mais il me sembe que c’est plutôt une évolution de la personne qu’un signe du futur chez les pus jeunes.
Mais il me reste une grande crainte : quel sera sur nos yeux l’effet des écrans à très long terme ? Serons-mous tous aveugles à l’âge de la retraite ?
Ah, et un autre caractère est la propension à faire trente-six choses à la fois, avec les fenêtres et à l’intérieurs des fenêtres les onglets… invention discrète, l’onglet, et pourtant, qui change beaucoup les choses (et facilite la vie !)
Edel nous fait cette remarque :
« Ah, et un autre caractère est la propension à faire trente-six choses à la fois, avec les fenêtres et à l’intérieur des fenêtres les onglets… invention discrète, l’onglet, et pourtant, qui change beaucoup les choses (et facilite la vie !) »
Les onglets, c’est une invention excellente! Quand je veux illustrer un texte pour le site auquel je participe, au moins trois onglets sont utilisés pour cette seule tâche : on gagne énormément de temps!
Pour les écrans, je n’ai jamais eu une très bonne vue, mais leur utilisation assez intensive depuis pas mal d’années maintenant (au début, c’est l’écran de télé qui servait, c’était bien pire) n’a pas causé d’atténuation de ma vision. Presbyte comme tout le monde à mon âge, sur une paire de lunettes j’ai des verres réglés pour regarder avec une mise au point à 30 cm, et j’ai placé l’écran à 30cm. Aucune fatigue.
[...] idem, chez LeMondeTechnologies – http://www.delitsdopinion.com/2experts/les-%C2%AB-digital-natives-%C2%BB-15-25-ans-la-generation-des... – Voir aussi chez Richard Peirano : [...]