Par Matthieu Chaigne
En ces temps de commémorations de l’appel du 18 juin, les hommes politiques n’ont jamais eu la fibre aussi gaulliste, pensant sans doute que mettre leurs pas dans ceux du Général, pourrait leur permettre de renouer avec une certaine respectabilité. Mais cette posture d’hériter est-elle rentable politiquement ?
Interrogés sur la question du gaullisme par l’IFOP, les français sont assez catégoriques : pour 45 % d’entre eux, le gaullisme est « un courant d’idées revendiqué par certaines personnalités politiques mais qui ne veut plus dire grand-chose ». 28% jugent même que ce courant est dépassé. Seuls, 27% estiment que le gaullisme est toujours « quelque chose toujours d’actualité qui représente un courant d’idées important dans notre pays ».
Alors pourquoi tant d’empressement de la part de nos dirigeants à se revendiquer d’un courant qui ne suscite pas ...
Par Matthieu Chaigne
82 % des français estiment que la France doit, à l’instar d’autres pays européens, réduire ses dépenses selon un sondage BVA pour Canal +. A l’heure où François Fillon, relayé par les différents ministres, sensibilise les Français sur la nécessité de réduire les déficits, ce chiffre peut être perçu comme un encouragement pour le gouvernement. D’autant que la part des « très convaincus » est dominante. En effet, 43% des français sont « tout à fait » favorables à la réduction des dépenses. Cette détermination à réduire les dépenses transcende les préférences partisanes. Si 95 % des sympathisants de droite se prononcent en faveur d’une réduction des dépenses, 71% des sympathisants de gauche sont aussi favorables à ces mesures.
Bref, les Français ne sont pas imperméables aux effets de la crise sur les comptes publics ...
Par Matthieu Chaigne
Dans un sondage CSA publié au début du mois de mai par le quotidien Aujourd’hui en France, 67% de nos compatriotes indiquaient redouter une contamination de la crise grecque en France. Un chiffre qui démontrait alors l’ampleur de la peur, suscitée par la crise de liquidités de notre voisin européen. Une inquiétude qui n’épargne aucune catégorie sociale : quel que soit leur niveau d’éducation, quelle que soit leur compréhension des mécanismes de la crise, nos compatriotes redoutent l’effet papillon.
Cette angoisse croissante rend-elle légitime l’intervention européenne aux yeux de nos compatriotes ?
L’analyse d’un sondage Ifop pour La lettre de l’Opinion, révèle que la peur gonfle les rangs des « interventionnistes ». Alors que seuls 53 % de nos compatriotes se prononçaient en faveur d’une intervention financière de la France pour aider les grecs mi mars, ...
Par Matthieu Chaigne
Alors que le petit monde médiatique ne bruisse que de « la » rumeur autour du couple présidentiel, distillant sans en avoir l’air, quelques bribes d’informations au grand public, l’institut CSA a réalisé un sondage. Son objectif : juger l’impact de la « peopolisation » sur l’image des politiques.
Seuls 17% de nos concitoyens estiment que « les informations et rumeurs concernant la vie privée des hommes et des femmes politiques influencent leur jugement». Etonnement, les moins de 30 ans sont plus influencés par la vie privée des politiques. Une façon peut-être de cerner, au-delà des discours, l’authenticité des candidats qu’ils vont élire.
Mais, globalement, « la peopolisation » de la vie politique n’aurait qu’une incidence marginale sur le vote de nos concitoyens. Comme l’explique le directeur du CSA, Jean Daniel Levy, les frasques du candidat Sarkozy avec Cecilia n’avaient pas ...
Par Matthieu Chaigne
La demande est massive. 67 % des Français veulent l’abrogation du bouclier fiscal. Dans les détails, 39 % de nos concitoyens souhaitent une suppression définitive, tandis que 28 % se prononcent pour une suspension selon un sondage CSA publié le 1er avril dernier.
Aux yeux des Français, cette loi contrevient aux principes fondamentaux de justice sociale. 58% de nos concitoyens estiment que le bouclier fiscal est contraire à l’idée qu’ils se font de la « solidarité nationale ». Une notion de solidarité qui repose sur une équation simple : plus on est riche, plus on doit contribuer financièrement. Les Français estiment même qu’on pourrait aller plus loin dans la taxation des catégories les plus aisées. Pour 87 % des sondés, « il faut demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale ». Dans cette perspective, ...
Par Olivier
On dit les Français craintifs, peureux et défiants à l’égard de l’avenir économique de leur pays, de l’économie mondiale dont ils ne comprennent pas grand chose et de leurs dirigeants politiques. Voici des chiffres qui ne vont pas remettre en cause cette image d'Épinal.
-32 : c’est l’indice de moral en France concernant l’évolution économique du pays, le 21ème plus mauvais sur 24 pays parmi les plus développés ((Baromètre mondial réalisé par BVA pour Les Échos en Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, France, Islande, Inde, Italie, Japon, Corée du Sud, Koweït, Mexique, Pays-Bas, Roumanie, Russie, Arabie Saoudite, Espagne, Suisse, Émirats Arabes Unis, Grande Bretagne et Etats-Unis)). Seuls l’Islande, la Roumanie et le Mexique ont un indice de pessimisme plus élevé que le notre. Pire, dans le monde entier, une ...
Par Mayeul l'Huillier
Le léger sursaut citoyen du second tour n'aura pas suffi à cacher l'ampleur de la crise. Avec un taux d'abstention de 48.81% ce dimanche 21 mars, ce scrutin signe bien sûr la victoire incontestable de la gauche, mais révèle aussi l'ampleur d'un fossé qui se creuse entre nos concitoyens et les représentants politiques. Les Français ont clairement boudé la campagne. Selon un sondage de l’institut CSA réalisé dimanche 14 mars après le 1er tour des élections régionales, 34% des personnes intérrogées affirmaient s’être intéressées beaucoup ou assez à la campagne électorale. A l’inverse, les deux tiers de la population expriment un intérêt limité ou nul, soit 14 points de plus que lors des élections européennes de Juin 2009 qui ne semblaient déjà pas avoir passionné les Français.
Ce résultat révèle un désintérêt ...
Par Matthieu Chaigne
L’abstention sera-t-elle encore une fois le grand gagnant du scrutin régional ? Prérogatives floues aux yeux des Français, présidents généralement méconnus composent un cocktail traditionnellement fatal au jeu démocratique. En 2004, 38% des électeurs avaient boudé les urnes. Un résultat qui pourrait être largement dépassé le 14 mars : 46% des électeur pourraient s’abstenir selon une étude IFOP parue fin février. Pour autant toutes les formations politiques ne seraient pas logées à la même enseigne...
Malgré une victoire qui semble acquise dans une grande majorité de régions, le PS demeure mobilisé. 65% des sympathisants socialistes se disent certains d’aller voter. Visiblement, l'annonce par Martine Aubry d'un possible grand chelem n’a pas eu l’effet démobilisateur que certains craignaient.
L’UMP semble un peu plus à la peine. Seuls 60% des sympathisants UMP et 57% des électeurs ayant ...
Par Raphaël Leclerc
69% des Français se déclarent favorables à la réquisition par les pouvoirs publics de logements privés inoccupés afin de venir en aide aux personnes mal logées.
Le 11 février dernier, Météo France a lancé une nouvelle alerte climat. Cette vague de froid est la troisième de l'hiver et la répétition de ces conditions climatiques particulièrement difficiles fait peser d'importants risques aux plus mal logés. Dans son rapport annuel relatif au "mal-logement", la Fondation Abbé Pierre a recensé 3 513 190 personnes connaissant une problématique forte de mal-logement et 6 617 000 individus en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme.
Pour expliquer l'ampleur de ces dégats sur le plan social, les observateurs rappellent que la crise du logement s'est intensifiée en 2008 et que la crise économique qui s'est ajoutée ...
Par L'équipe de Délits D'opinion
77% des français trouvent que la diversité des origines et des cultures de la population Française est une bonne chose. Des chiffres qui cachent en réalité de grandes diversités, selon l’âge, la préférence partisane et l’origine socio-culturelle notamment.
L’étude Equity Lab TNS Sofres, réalisée fin janvier 2010, révèle que 84 % des 18-24 ans estiment que la diversité est une bonne chose. A l’inverse, ils ne sont plus que 52% parmi les plus de 65 ans, à aller dans le même sens. On peut estimer que la rupture générationnelle intervient à 50 ans : c’est à partir de cet âge que le pourcentage de gens indiquant apprécier la diversité passe en dessous de la barre des 60 %.
La préférence partisane est aussi un ...