Europe – International
« Branding » et identité nationale, ou le marketing appliqué aux Nations
L'avis de Marc-André Allard
Directeur d’études chez Brain Value (Etudes & planning stratégique) - Maître de conférences à Sciences-Po Paris
3 septembre 2010 • 2 commentaires
Le concept de Nation est-il soluble dans le branding – cette discipline d’origine anglo-saxonne issue du marketing et de la publicité, et qui consiste à définir et asseoir la puissance et la personnalité propre d’une marque ou d’un produit ? Peut-on schématiser et vanter les mérites d’un pays, comme on le fait d’une vulgaire lessive (« la lessive X lave plus blanc ») ? Oui, si l’on en croit nos voisins d’outre-manche. Dans son édition de septembre 2010, le magazine britannique pour businessmen branchés The Monocle passe la « marque » Grande-Bretagne au crible de cette discipline. Quels sont ses atouts ? Et quelles sont ses faiblesses ? Comment est-elle perçue à l’étranger ? Et surtout, quels sont les objectifs à atteindre pour redorer son blason sur la scène internationale ? Le magazine s’appuie pour cela sur une série d’entretiens avec ...
Un Etat franco-wallon : l’absence de consentement réciproque
Par Frédéric Pennel
5 juillet 2010 • Pas de commentaires
La Belgique a succédé à l’Espagne le 1er juillet, prenant les rênes de la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne. Une présidence qui se fera très discrète, et pour cause : le gouvernement belge est devenu fantomatique. Les élections du mois dernier ont ainsi marqué un nouveau pas vers le chaos politique. Les séparatistes flamands sont arrivés en tête, leur ouvrant les portes d’un gouvernement dont la formation pourrait mettre des mois à aboutir. En attendant, la gouvernance se réduit à l’expédition des affaires courantes. Cette crise interne belge n’est pas sans conséquences pour la France.
Vers une explosion inéluctable de la Belgique ?
Dans les temps à venir, la Belgique continuera probablement à se détricoter, transférant toujours plus de compétences aux régions linguistiques. Mais il n’est pas sûr qu’un nouvel assèchement ... Retraites, déficit, inégalités …qui va payer ? (seconde partie)
Par Matthieu Chaigne
21 juin 2010 • Pas de commentaires
Alors que les Français s'inquiètent d'une dérive inégalitaire, le gouvernement a voulu envoyer un signal. La réforme des retraites n’épargnera personne. Augmentation de 1 point de l'impôt sur le revenu pour les ménages les plus aisés, contribution sociale sur les retraites chapeaux, taxation de certains revenus issus du patrimoine devaient démontrer que les plus riches seraient exceptionnellement mis à contribution au-delà du relèvement de l’âge légal à 62 ans, qui s’applique à tous. Après l’épisode bling-bling du début de mandat Sarkozy et le bouclier fiscal, qui ont laissé des traces dans l’esprit des français, le gouvernement voulait déminer le terrain
Las. Interrogés par TNS Sofres, le 16 et 17 juin, les français se sont, à une grande majorité déclarés hostiles envers un projet jugé injuste dans la répartition des efforts demandés. ... Les Français, européens solidaires… en attendant leur tour
Par Raphaël Leclerc
7 mai 2010 • 3 commentaires
Il y a quelques heures, le président Allemand Horst Köhler a apposé sa signature au bas du document de « prêt » consenti par l’Union Européenne et validé en début de journée par le Bundestag puis par la chambre haute, le Bundesrat. Après des semaines de dures négociations qui sont allées jusqu’à évoquer la réquisition de plusieurs iles Grecques par l’Union Européenne, Athènes va recevoir un peu plus de 110 Mds d’euros dont 80 Mds proviennent des caisses – plutôt vides – des pays membres de l’UE. Alors que l’opinion publique allemande s’est fortement mobilisée contre le prêt de 22,4 Mds d’euros (pour les citoyens allemands), les Français se sont montrés bien plus solidaires pour leurs homologues hellènes. Dans un sondage réalisé par l’institut BVA pour la matinale de Canal+, 60% des ...L’Eurobaromètre, la Rolls des sondages d’opinion
Par Pierre Jougla
23 avril 2010 • 1 commentaire
L’Eurobaromètre c’est tout simplement le plus gros dispositif récurrent d’études d’opinion du monde, assis sur une des méthodologies les plus avancées.
Laissons parler les chiffres : 27 pays sondés une bonne dizaine de fois par an, dont la moitié en face-à-face. Des enquêtes barométriques, d’autres réalisées ad hoc. Des questionnaires qui doivent être traduits à la perfection dans 23 langues. Un contrat à 65 millions d’euros sur 4 ans, pour lequel se battent les plus grands instituts mondiaux.
Mais l'Eurobaromètre n’est pas qu’affaire de gros sous. Il s’agit avant tout d’un sondage réalisé dans des conditions de rigueur méthodologique rarement égalées : des répondants interrogés en face-à-face à leur domicile (hormis pour les enquêtes flash, conduites par téléphone pour des questions de délais), selon une méthode aléatoire.
40 ans de richesses si peu exploitées
L’Eurobaromètre a ... « La popularité d’Obama comporte en elle une incompréhension à risques entre les Etats-Unis et l’Europe »
L'avis de François Clemenceau
Correspondant de la radio Europe 1, du Journal du Dimanche à Washington et animateur du blog Bureau Ovale
6 novembre 2009 • Pas de commentaires
Il y a un an l’Amérique élisait son 44e président. Barack Obama, président de crise mais avant tout président de l’espoir comme le démontre son prix Nobel reçu un an plus tard. François Clemenceau, correspondant de la radio Europe 1 et du Journal du Dimanche à Washington, animateur du blog Bureau Ovale, revient pour Délits d’Opinion sur le phénomène Obama et le fossé qui semble se creuser entre la perception qu’exprime l’opinion publique mondiale et la réalité du travail qu’accomplit le nouveau locataire de la Maison Blanche. Auteur de l’ouvrage Vivre avec les Américains et de la préface du discours d’Obama intitulé De la race en Amérique, François Clemenceau souligne que ce que nous appelons la nouvelle Amérique vit une évolution et non une rupture par rapport à celle de G. ...
Obama, un an et déjà si important !
Par Raphaël Leclerc
23 octobre 2009 • Pas de commentaires
En histoire on dit souvent que ce qui fait les grands hommes c’est la rencontre de deux éléments : un homme et l’histoire avec un grand H. Les plus grands leaders, qu’ils soient hommes politiques ou guides religieux, se révèlent toujours dans l’adversité car leur existence vient apporter une réponse dans un contexte particulier. L’histoire a très souvent démontré que la rencontre de deux destinées (celle d’un homme et celle d’un peuple) permettait de sublimer l’action et les décisions de celui qui revêt les habits du messie. Tous les pays ont en commun ces instants de fragilité où la quête d’un sauveur – l’héritage religieux est ici manifeste – est perçue comme le dernier recours possible. Les Churchill, De Gaulle et Adenauer sont aujourd’hui les symboles d’une l’histoire récente qui s’est façonnée ... « Obama s’est fait élire comme un Républicain de centre droit et pratique une politique de gauche dure »
L'avis de Pierre Toullec
Président de l'Association des Amis du Parti Républicain
6 septembre 2009 • Pas de commentaires
Après avoir surfé sur une popularité impressionnante, Barack Obama se retrouve confronté à plusieurs difficultés en interne et sur la scène extérieure. Délits d'Opinion a rencontré Pierre Toullec, Président de l'Association des Amis du Parti Républicain, qui était intervenu durant la campagne ((http://www.delitsdopinion.com/3politiques/la-presidentielle-americaine-la-presidence-obama-va-ramener-les-francais-a-la-realit-142/)) Délits d'Opinion : La cote de popularité de Barack Obama s'affaiblit et le mois d'août fut particulièrement rude avec notamment de nombreuses critiques sur la forme et sur le fond. Peut-on parler, 9 mois après son arrivée au pouvoir, de la fin de l'état de grâce et de l'Obamania ? Pierre TOULLEC : Non on ne peut pas parler de la fin de l'état de grâce du Président Obama aujourd'hui. Cet "état de grâce" s'est terminé dès les cent premiers jours. Trois décisions fondamentales ont créé une première désaffection avec ...
Les Français et la nouvelle donne internationale
Par Raphaël Leclerc
23 juin 2009 • 2 commentaires
Malgré le contexte de crise omniprésent dans les esprits, l'élection du 44e président des Etats-Unis a suscité un regain d'intérêt pour la politique américaine. La personnalité de celui qui occupe désormais le Bureau Ovale a nourrit de nombreux commentaires aux Etats-Unis mais également au-delà des frontières car s'il y a eu une "Obamania", c'est bien que ce nouveau président incarne une certaine forme de modernité. Six mois après son élection, le président Obama s'est rendu le 6 juin dernier en France pour célébrer le 60e anniversaire du débarquement des forces alliées sur les plages de Normandie. Une occasion d'interroger les Français sur Barack Obama, les Etats-Unis et ce nouvel ordre international qui se dessine.
La rupture Obama, une popularité au plus haut
Jamais une compétition électorale n'aura passionnée autant de citoyens à ... Natalie Rastoin : « L’abstention est un refus de l’offre politique actuelle, pas du sujet. »
L'avis de Natalie Rastoin
Directrice générale du groupe Ogilvy France
11 juin 2009 • 5 commentaires
Directrice générale du groupe Ogilvy France, la publicitaire Natalie Rastoin livre, pour Délits d'Opinion, son analyse sur les résultats des Elections Européennes. Délits d'Opinion : Depuis dimanche soir, tout le monde répète :"deux vainqueurs, deux vaincus". Vous souscrivez à cette analyse ? Natalie Rastoin : C'est indiscutable mais ni les vainqueurs ni les vaincus ne sont de même nature. Du côté des vainqueurs, il y a un vainqueur relatif - l'UMP - puissant à droite mais qui rassemble moins de la moitié du score de Nicolas Sarkozy . Et un vainqueur absolu - Europe Ecologie - qui rassemble plus de voix que lors des derniers scrutins, malgré l'abstention. Ceci prouve la puissance des enjeux écologiques ; un récent sondage Sofres montrait que les Français jugeaient la crise écologique plus grave que la crise ...






