La presse en parle
Yes They can, décryptage des stratégies de communication des candidats à l’élection présidentielle de 2012.
20 octobre 2011
Hollande-Sarkozy, les dessous d’un duel
Entretien avec Matthieu Chaigne, fondateur du site Délits d’Opinion qui analyse les grandes tendances politiques de la société française. Matthieu Chaigne est aussi planneur stratégique au sein de l’agence Ogilvy Paris. Il analyse les enjeux de 2012 à sept mois du scrutin présidentiel pour le blog Yes They Can sur l’Express.fr
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Lettre A
15 septembre 2011

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Stratégies
14 septembre 2011

Slate.fr
22 mars 2011
Le sondage, roi déçu de la politique
par Matthieu Chaigne et Mayeul l’Huillier, cofondateurs de Délits d’Opinion
Il aura suffi d’une enquête sur les intentions de vote, celle menée par Harris Interactive plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, pour relancer le débat sur les sondages en France. Les commentateurs découvrent soudainement la montée du Front national. Ils apprennent, ahuris, que le FN pourrait être présent au second tour, une hypothèse pourtant relevée depuis un bon mois déjà par différents sondeurs.
Les experts focalisent leur myope attention sur une querelle de chiffres, oubliant un peu vite que dans ces études, la tendance est la seule véritable indication qui vaille. Certains instituts se mêlent même au débat, jetant l’opprobre sur Harris Interactive, accusé de manipulation; une prise de position qui sème le doute sur toute une profession.
Bien sûr, les instituts de sondage ne sont pas exempts d’une introspection sur leurs méthodes de travail. A eux d’apporter une plus grande transparence sur les techniques de redressement, d’expliquer en amont les différences et biais éventuels entre les méthodes d’enquête par téléphone et Internet. Mais les instituts de sondages ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables de leurs prélèvements. Boucs émissaires trop faciles d’une démocratie vacillante, ils ne sauraient porter à eux seuls le chapeau.
Malgré eux, les sondages confisquent les débats politiques
C’est probablement l’enseignement majeur de la controverse: les sondages ont confisqué, bien malgré eux, le débat politique. Il suffit que Marine Le Pen se fasse menaçante dans les enquêtes pour que certains, au PS, en appellent à une suppression des primaires au profit d’une union sacrée autour de Dominique Strauss-Kahn.
De même, à droite, des voix se font entendre pour remiser au placard le débat sur la laïcité et l’islam, au prétexte qu’il ne permettrait pas de gagner des voix sur le FN.
Il n’est nulle question ici de se prononcer sur le fond des sujets. En revanche les sondages ne sauraient justifier une confiscation des débats. Alors que les enquêtes d’opinion devraient consacrer des projets, elles sont utilisées pour légitimer l’absence de programmes, pour créer des omerta autour de candidats putatifs en raison de leur seule popularité.
La mauvaise utilisation des sondages est en train de tuer l’offre, la vision politique. La confiscation du débat par cet outil n’est pourtant que le reflet désolant d’une platitude idéologique généralisée.
Les sondages payent pour le show médiatique
Victimes du vide idéologique, les sondages sont aussi tributaires d’un tempo médiatique effréné. Bien sûr, l’effet peut faire l’effet d’une bombe: sur votre téléphone mobile, un texto de votre opérateur qui annonce Marine Le Pen en tête du premier tour. Sans autre forme d’explication.
Le show médiatique prime sur les analyses, les raccourcis prévalent sur la contextualisation. Personne ne prend la peine de mentionner la méthodologie des quotas, la question posée, le principe des sondages. Trop peu de médias rappellent qu’il s’agit d’une photographie et non d’une prédiction. Ce qui les intéresse: créer l’évènement, multiplier les taux de clics, déclencher l’envie irrépressible d’acheter le journal. Une culture du chiffre difficilement conciliable avec une analyse saine et nuancée des résultats publiés.
Le sondage, un outil manipulé par le citoyen lui-même?
Sans cesse accusées de servir le jeu de l’un ou de l’autre, les études d’opinion ne sont-elles pas enfin instrumentalisées par les citoyens eux-mêmes? Ces derniers ne seraient-ils pas tentés de détourner le thermomètre pour en faire une caisse de résonance médiatique? Sommes-nous si certains que le sondé ignore la portée de son choix, devant son ordinateur ou par téléphone? Pensons-nous vraiment qu’il vive déconnecté des médias? Il sait qu’en déclarant vouloir voter Le Pen, il fait entendre sa voix, et il sait aussi que cela ne lui coûte rien. Son choix sera-t-il le même dans le secret de l’urne quand il choisira celui ou celle qui restera cinq ans à la tête de l’Etat? Rien n’est moins sûr.
Internet a révolutionné en quelques années la façon d’interagir: les salariés ont le pouvoir de prendre la parole sur des forums ou des réseaux sociaux pour contester leur management, les consommateurs partagent sur le Web des avis sur des produits achetés. Seul le citoyen reste à l’écart de ce mouvement de réappropriation. Ayant le sentiment d’être littéralement dépossédé de tout pouvoir, cantonné à un rôle d’observateur entre deux élections, il n’est pas impensable que le citoyen détourne demain les sondages pour avoir voix au chapitre, rendant plus compliqué encore le rôle des sondeurs.
Pris sous le feu des critiques, les instituts d’opinion souffrent d’abord d’un débat réduit à sa portion congrue. Dans un espace idéologique en jachère qui n’offre aucun espace au citoyen pour s’exprimer, le sondage est devenu roi. Bien malgré lui.
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Arrêt sur images
Emission Ligne jaune – 9 mars 2011
Les deux sondeurs qui font bouger les lignes (jaunes)
Le Monde.fr
par Mayeul l’Huillier et Raphaël Leclerc, administrateurs de Délits d’opinions
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Le monde des instituts de sondages se satisfait ainsi de la majorité des mesures proposées par cette proposition de loi, de la labellisation du terme « sondage » aujourd’hui galvaudé, au renforcement des pouvoirs d’une commission des sondages aujourd’hui dépassée par le flot d’enquêtes publiées, en passant par une plus grande transparence dans leur réalisation. Toutes ces nouvelles règles vont nécessairement contribuer à redonner au sondage d’opinion son caractère scientifique (rappelons ici que l’on parle bien de sciences sociales) et confirmer sa sincérité d’élaboration. Ce texte devrait également permettre de clarifier les choses et d’isoler les quelques abus qui ont été commis et qui ont desservi l’ensemble de la profession.
La dernière prétendue contradiction issue des enquêtes d’opinion en est un exemple frappant : comment se pourrait-il en effet que les Français considèrent majoritairement comme justifié le récent mouvement de grogne des magistrats et se montrent dans le même temps favorables à l’application de sanctions en cas d’erreur ? Si l’on simplifie ces deux éléments à un soutien aux magistrats contre le chef de l’Etat d’une part et à un pro-sarkozysme d’autre part, la contradiction parait
évidente… Si l’on essaie de comprendre ce qui peut se passer dans la tête de nos concitoyens, on s’aperçoit que ces deux chiffres nous donnent en fait des informations complémentaires sur certaines valeurs des Français : soutien à l’indépendance des magistrats et volonté de responsabilisation des juges.
RIGUEUR
Heureusement pour notre démocratie, les jugements de nos concitoyens ne sont pas aussi manichéens que l’on voudrait nous le faire croire. Et contrairement à ce qu’on nous explique, toutes les incohérences apparentes peuvent s’expliquer, soit par la méthodologie choisie, soit par la question posée, soit par les réponses proposées, soient par la date de réalisation de l’enquête, soit par l’enchainement de questions. Une analyse rigoureuse apporte souvent des enseignements passionnants. C’est pour cela que la plupart des instituts proposent depuis longtemps pour chaque enquête publiée, et bien avant que la loi ne les y ait obligés, une fiche méthodologique présentant ces éléments indispensables à la bonne compréhension des chiffres présentés. Elle leur permet de mettre en avant la qualité et la rigueur du travail qui est accompli dans l’ensemble des instituts de sondage. Pour cette raison, ces éléments doivent absolument accompagner l’utilisation publique d’un chiffre, par les médias, les commentateurs de la vie politique ou les responsables politiques eux-mêmes.
La sincérité du débat public ne dépend certainement pas uniquement de la manière dont sont réalisées et encadrées les enquêtes d’opinion. Elle dépend surtout de la manière de poser le débat, de le mettre en perspective et d’interroger des chiffres qui doivent rester un outil de compréhension et non une vérité implacable (c’est la différence entre les intentions de vote et les suffrages exprimés). S’il parait aujourd’hui à certains plus pertinent de remettre en cause les chiffres issus de ces études, comme on remet en cause les chiffres du chômage, de la croissance économique, plutôt que d’essayer de comprendre les raisons de tel ou tel résultat et d’agir en conséquence, le débat public ne pourra jamais devenir sincère. 100 % des Français en sont déjà persuadés !
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B-Minded, le blog de Burson-Marsteller
21 février 2011
Trois questions à Raphaël Leclerc, décrypteur d’opinions
Le projet Délits d’Opinion est né en 2008, un an après l’élection présidentielle la plus consommatrice en sondages de l’histoire. Constatant le besoin de pédagogie et d’explications sur les enquêtes d’opinion et leurs enseignements, plusieurs jeunes professionnels issus des grands instituts de sondages français ont mis sur pied le premier site de référence dédié exclusivement à l’étude de l’opinion publique et des sondages. On peut également suivre Délits d’Opinion sur Facebook et Twitter.
Fort d’une quinzaine de membres et de la contribution de plus de 100 experts, Délits d’Opinion analyse et décrypte les tendances qui structurent l’opinion publique.
Raphaël Leclerc, l’un des responsables du projet, a accepté de répondre à nos questions.
BM : On observe depuis quelques mois un regain d’intérêt pour les sondages. Dans quelle mesure les échéances politiques à venir peuvent-elles faire émerger une démocratie d’opinion ?
RL : Le principe même de démocratie d’opinion est complexe. De plus, ce concept est aujourd’hui perçu négativement. Pourtant, il faut bien rappeler qu’à l’origine, la démocratie se fonde avant tout sur l’expression libre des opinions de la part des citoyens. Ainsi, le terme « démocratie d’opinion » tiendrait presque du pléonasme.
Cependant, il est vrai que nous observons, et pas seulement en période électorale, une augmentation du nombre de sondages publiés et un intérêt grandissant pour cette matière.
Au niveau politique, les sondages pré-électoraux sont utilisés en particulier dans la course aux primaires. On le voit aujourd’hui au PS comme chez les Verts, l’idée est bien d’identifier celui ou celle qui sera le plus à même de réaliser le meilleur score en avril 2012. Dans ce cas précis, les enquêtes d’opinion sont un outil d’appréciation utile pour les militants qui voudront se voir représenter par le candidat le plus à même de remporter un maximum de suffrages.
Pour les médias, les sondages permettent de faire émerger des thématiques fortes, susceptibles d’intéresser les citoyens-lecteurs. De plus, pour les journalistes, les baromètres et les intentions de votes sont plus que jamais les piliers d’une intrigue électorale qui se joue chaque semaine. La quête du scoop et des rebondissements pousse donc naturellement les médias à scénariser et à dramatiser les légers soubresauts des uns et des autres, contribuant ainsi à fausser la compréhension de l’état des forces politiques.
La vraie question qui se pose concerne la conduite de l’action politique. Les gouvernants doivent-ils suivre les sondages et naviguer ainsi à vue ou, à l’inverse, doivent-ils fixer un cap, au risque de décevoir l’opinion ? Comme souvent, la réponse est dans le juste milieu entre l’écoute nécessaire pour cerner les attentes des citoyens, et le courage pour mener des réformes parfois douloureuses mais nécessaires pour la pérennité d’une démocratie.
BM : Quel enjeu constitue le suivi de l’opinion pour les décideurs, publics et privés ?
RL : On ne le répétera jamais assez, les sondages sont une photographie à un instant T. Pour les acteurs économiques, la connaissance des environnements économiques et politiques, nationaux et internationaux est devenue indispensable. En plus des études média ou marketing que les entreprises commandent, les sondages d’opinion donnent une indication sur le contexte, les forces en présence et les enjeux qui se nouent.
De la même manière qu’en politique, l’utilisation des résultats d’enquêtes permet d’affiner la stratégie des entreprises. Face à des choix stratégiques ou lorsque la réputation est menacée, les dirigeants doivent pouvoir agir vite, pendre le pouls de l’opinion et comprendre les mécanismes à l’œuvre. Ainsi, les sondages sont désormais des outils de compréhension des mécanismes de l’opinion publique permettant la mise en place de stratégies d’action pertinentes et efficaces.
S’ils agissent comme un thermomètre à un moment donné, ils doivent également permettre aux dirigeants d’identifier les tendances émergentes et de devancer les changements de notre société.
BM : Vous êtes un acteur pure player, que vous apporte le support digital pour votre projet ?
RL : Alors que l’information se diffuse, se partage et disparait à un rythme plus important chaque jour, le support digital offre plusieurs avantages. Tout d’abord il permet de réagir vite à une enquête et de publier dans la journée une analyse, une interview d’expert ou un éditorial.
De plus, par Internet nous pouvons mieux communiquer et diffuser nos productions, améliorant ainsi notre crédibilité et notre légitimité comme site référence de l’opinion publique.
Enfin, malgré notre statut associatif et pure player, les experts et les lecteurs qui nous font confiance depuis trois ans le font en partie car ils perçoivent un contenu de qualité et une approche à mi-chemin entre le curator et le think tank. A nos yeux, Délits d’Opinion est une sorte de media intelligent ; un positionnement rendu possible grâce au digital.
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Challenges
Edito – 6 janvier 2011
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La Lettre A
12 février 2010
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Public Sénat
Emission Parlons blog – 14 avril 2009
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VSD
5 novembre 2008
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Le blog politique de Luc Mandret
26 octobre 2008
Délits d’opinion : décrypter l’opinion publique en France
Délits d’opinion, c’est « un blog d’analyse indépendant et visant à conjuguer objectivité et esprit critique pour décrypter au mieux l’opinion publique en France ». Pour proposer cette expertise, une équipe de sept têtes bien remplies, évoluant dans des milieux professionnels « en lien avec la politique, les études d’opinion, les affaires publiques, le lobbying, la communication et la publicité ».
Dernière analyse en date, les analyses d’opinion autour du travail le dimanche. Et cette conclusion autour des sondages effectués auprès des Français : « la réponse qu’apportent les Français à la question du travail le dimanche semble donc être la suivante : travailler le dimanche, c’est envisageable, à la condition que ce soit payé davantage qu’en semaine, que cela soit juste occasionnel et qu’ils puissent choisir : un moyen de gagner de « l’argent de poche » pour affronter des périodes de l’année où ils aimeraient avoir un peu plus d’argent : Noël, les vacances d’été, la rentrée de septembre par exemple… »
La semaine dernière, je rencontrai deux des instigateurs de ce nouveau site, Matthieu Chaigne et Mayeul l’Huillier. Rapidement, la discussion autour de Délits d’opinion s’est transformé en débits de réflexions. Guère étonnant : ma formation en statistiques, ma passion pour la politique et le prisme de la communication comme regard sur l’actualité ont trouvé avec mes interlocuteurs de quoi nourrir des échanges bien fournis.
Si vous partagez ces centres d’intérêt, vous serez forcément séduit par Délits d’opinion. Et pour poursuivre la discussion, je vous invite fortement à lire l’interview de Matthieu Chaigne par le camarade marxou Laurent.
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Citizen L.
15 octobre 2008
Citizens’views #9 : « paradoxalement le citoyen mais aussi le politique ne disposent que d’une information trop rare » Matthieu Chaigne, Délits d’opinion
Citoyens ! Un nouveau site investit la toile. Délits d’opinion, fondé par 6 jeunes actifs qui travaillent dans la communication et les instituts d’opinion, a pour ambition de décrypter les tendances de l’opinion publique sur des sujets politiques et sociétaux.
CiTiZeN L. a posé 3 questions à Matthieu Chaigne, un de ses fondateurs.
Pourquoi un site sur l’opinion publique ?
Aujourd’hui, tout le monde agite le sondage d’opinion comme vérité suprême. A tous les instants, on légitime l’action publique par « le souhait des français ». Or paradoxalement, le citoyen, mais aussi le politique, ne disposent que d’une information trop rare, trop parcellaire sur les attentes de nos concitoyens. C’est pour combler cette absence sur la toile que Délits d’opinion est né.
Concrètement qu’offrez vous à l’internaute ?
Nous offrons aux internautes une analyse synthétique sur l’actualité chaude, la politique mais aussi sur des thèmes sociétaux. Voici un exemple de thèmes : « Comment réagissent les Français face à la crise » , « quels sont les ressorts de la popularité de Rachida Dati » ou bien encore « l’Obamania française ».
Nous offrons aussi une tribune à des experts reconnus dans le domaine de la com, des sondages, ou de la science politique, afin que ces derniers enrichissent le site grâce à une expertise croisée.
Vous vous appuyez sur les sondages. Mais constituent -ils vraiment un thermomètre efficace ?
Les sondages n’ont jamais été autant critiqués. Jamais, autant scrutés aussi.
Nous pensons que le meilleur moyen de bien « faire parler les chiffres », c’est d’aller dans les détails. Dire 63% des français ont peur de la mondialisation, cela ne signifie pas grand chose en soi. Ce qui est intéressant, c’est l’évolution, les écarts selon les préférences partisanes ou la CSP, les motivations de cette défiance. Bref, être au plus près de ce qui se vit pour relayer le plus objectivement les attentes.

